Production d'énergie renouvelable

Dernière mise à jour : 01/12/2017

Objectifs

La directive européenne (2009/28/CE), dite "Directive 20-20-20", a fixé comme objectif contraignant qu'une part de 20% de la consommation énergétique au sein de l'Union provienne de sources d'énergie renouvelables (ER) d'ici à 2020 et se fixe un objectif européen de 27 % d’ER à l'horizon 2030. L’Europe s’engage dans un système énergétique sûr, compétitif et décarbonné pour 2050. Selon les différents scenarios de sa feuille de route de 2011, la part des ER serait de 40 à 62% .

 

Pour la Belgique, cela correspond à un objectif contraignant d'atteindre une part de la production d'énergie renouvelable dans la consommation finale brute de 13% di'ici 2020, dont l'indicateur est défini par la Directive 2009/28. Cet objectif est réparti entre les trois Régions selon l'accord du Burden sharing de décembre 2015.

 

Les données pour la Belgique intègrent les productions énergétiques renouvelables des trois Régions ainsi que les productions électriques récoltées en mer du Nord (parcs éoliens offshore).

 

Fig. Part des énergies renouvelables dans la consommation finale brute en Belgique et dans ses 3 Régions.
Sources : Données de 2005 à 2014 : bilans régionaux (SPW DGO4, Bruxelles-Environnement, VITO) et Eurostat pour la Belgique. - Objectif 2020 : Estimation sur base de l’accord Burden sharing, déc 2015.

 

Depuis 2005, la part des énergies renouvelables (ER) dans la consommation finale brute (CFB) en Belgique augmente d’année en année avec un index de croissance de 10 à 15%. En d’autres termes, la part des ER dans la CFB double par période de 5 ans. Elle a atteint 8% en 2015. Alors qu’entre 1990 et 2000, elle était négligeable, de l’ordre de 1%.

Les Régions présentent toutes une augmentation, mais c’est la Wallonie qui présente le le taux de pénétration le plus élevé. En 2015, la Wallonie ouvre la marche avec un taux de 11,1% (objectif 2020 : 13%), la Flandre atteint 5,9% (objectif 2020 : 10,5%) et Bruxelles 2,3% (objectif 2020 : 3,8%).

 

 

Productions par usage : électricité, chaleur et transport

L'observatoire ci-dessous présente, pour la Belgique et chacune des Régions, les évolutions des quantités d’énergie renouvelable produites annuellement par usage : l’électricité renouvelable E-SER, la chaleur renouvelable C-SER (principalement sous la forme de combustible) et le transport renouvelable T-SER (sous forme de carburant).

Dernière mise à jour : 15/09/2017


Fig. Evolution des énergies renouvelables en Belgique et dans ses 3 Régions par usage final : chaleur, électricité, transport.

Données normalisées selon la Directive 2009/28 extraites des bilans régionaux DGO4 (Wallonie), Bruxelles Environnement, VITO (Flandres)

 

En 10 ans, la production renouvelable a quasi triplé en passant de 11.9 TWh en 2005 à 31.2 TWh en 2014. Cette croissance résulte d’une forte augmentation de la production d’électricité, de l’apparition des biocarburants dans le transport et d’une légère augmentation de la chaleur renouvelable.

En 2014, un peu moins de la moitié de la production renouvelable a été utilisées à des fins de chaleur (14.5 TWh), 39% à des usages électriques (12.3 TWh) et le reste (14%) sous forme de carburant à des fins de transport (4.4 TWh).

La légère baisse de production constatée en 2014 par rapport à 2013 résulte d’une diminution sensible du recours à la biomasse pour la production électrique et pour la production de chaleur.

 

L'observatoire belge des énergies renouvelables dresse le bilan statistique belge à partir des données des bilans régionaux officiels édités par le SPW-DGO4 pour la Wallonie, Bruxelles Environnement et VITO pour la Flandre.

Pour les données plus récentes, si elles ne sont pas encore validées officiellement, l'APERe fait des estimations sur base de sources reconnues pour leur fiabilité dont elle fait mention.


Electricité renouvelable

L'observatoire ci-dessous présente l’évolution de la production d’Electricité issue de Sources Renouvelables (E-SER) en Belgique et ses 3 Régions par filière: éolien (onshore et offshore), solaire photovoltaïque, hydroélectricité, biomasse (y compris la part renouvelable de l’incinération des déchets).

 

Fig. - Onglet 1 |Évolution de l'électricité d'origine renouvelable (E-SER) par filière en Belgique et dans ses 3 Régions

Fig. - Onglet 2 | Évolution de part de l’électricité d’origine renouvelable dans la consommation finale brute par Région en Belgique

Graphes APERe sur base des données extraites des bilans régionaux SPW DGO4 (Wallonie), Bruxelles Environnement, VITO (Flandre), Eurostat (Belgique). Objectif 2020 : Wallonie (scénario "Enveloppes"), Bruxelles (Estimation sur base des Quotas et Proposition BRUGEL 20111109-07), Flandres (Vlaamse Regering 31/01/2014) et Belgique (Directive européenne 20/20/20).

 

La production annuelle d’électricité d’origine renouvelable (E-SER) a été de 14,2TWh en 2015. Depuis 2005, elle a augmenté chaque année en moyenne de 1 TWh. Elle est passée de 2,1 TWh à 14,2 TWh en 2015. Jusqu’en 2010, l’accroissement est dû principalement aux unités thermiques à partir de biomasse. Ces dernières années, l’accroissement est porté par le développement des parcs éoliens et la multiplication des installations solaires photovoltaïques.

 

Pour plus d'infos sur les productions d'E-SER par filières, consultez la vision par filière :

Observatoire éolien

Observatoire photovoltaïque

Observatoire hydroénergie

 

 

Chaleur renouvelable

La figure ci-dessous présente l’évolution de la production de chaleur d’origine renouvelable en Belgique par filière: Biomasse d’usage domestique; Biomasse à usage non domestique; Chauffe-eau solaire (CES) ; Pompe à chaleur (PAC) à des fins de chauffage et/ou de production d’eau chaude sanitaire (ECS); Géothermie.

La quantification de cette production respecte la méthodologie statistique officielle, mais elle est sujette à une grande marge d’erreur (production non monitorée avec précision, caractère décentralisé et grande sensibilité selon l’utilisateur).

Pour la biomasse, l’indicateur est le pouvoir calorifique inférieur (PCI) des combustibles biomasse. Pour les autres filières (CES, PAC et géothermie), c’est la chaleur brute fournie pour des applications de chauffage à basse température (<100°C).

 

Fig. Evolution de la chaleur d’origine renouvelable en Belgique et dans ses 3 Régions par filière

Graphe APERe sur base des données de production brute extraites des bilans régionaux SPW DGO4 (Wallonie), Bruxelles Environnement, VITO (Flandre).

 

La production de chaleur renouvelable a été de l’ordre de 14,5 TWh en 2014. Elle est issue principalement (96%) de la combustion de biomasse. Les pompes à chaleur (PAC), les chauffe-eau solaires (CES) et la géothermie représentent ensemble 4%.

La biomasse domestique est constituée du bois de chauffage (bûches, pellet et plaquettes). Les usages non-domestiques de la biomasse sont industriels principalement issus d’une valorisation de sous-produits agricoles et forestiers et des déchets organiques.

La variabilité de la production à partir de biomasse domestique est corrélée avec l’indicateur météorologique des degré-jour (DJ). Plus les besoins de chauffage sont importants, plus les ménages ayant un équipement de chauffage au bois ont tendances à consommer du bois.

En 2014, la Wallonie a produit 54% de la chaleur renouvelable belge, la Flandre- 46%, et la Région bruxelloise-0,5%.


Transport renouvelable (T-SER)

Le transport renouvelable est essentiellement issu de la consommation de biocarburants par le transport routier. Les biocarburants sont incorporés dans les carburants fournis à la pompe sous la forme de bioéthanol dans l’essence et biodiesel dans le diesel. Le taux d’incorporation est de l’ordre de 5%. Une partie de l’électricité consommée dans le transport est considérée renouvelable sur base du mix électrique du pays.

En 2014, l’énergie renouvelable consommée à des fins de transport a été de l’ordre de 4,4 TWh dont plus de 95% sont issus des biocarburants. (Cfr figure de l’évolution 2005-2014 des énergies renouvelables en Belgique par usage final : chaleur, électricité, transport.