Autarcie

Plus aucune dépense en électricité, chauffage, eau, mobilité !

À Fontaine-l'Evêque...

"Notre centre est occupé toute la journée et la nuit au moins par deux personnes, avec une surface habitable de 250m, quatre façades, et sur une propriété de 32 ares ; il accueille des patients et des stagiaires et sert de logement à deux personnes. Ayant été construit avant la première crise pétrolière (1968), il n’a bénéficié que d’une très faible isolation thermique.

Le point de départ qui a motive sa métamorphose énergétique en profondeur, est notre attachement ferme et indéfectible à l'URE (utilisation rationnelle de l’énergie) et à la ‘simplicité volontaire’ (pas de luxe ni de dépenses superflues), tout en poursuivant pour nous-mêmes et en les insufflant dans nos activités professionnelles, les objectifs d’autonomies personnelles (physique et psychique) et, pour rester cohérents, énergétiques.

Rendus conscients de l’urgence climatique comme expression de l’inéluctable effondrement systémique global (planétaire) en cours, le chantier a débuté début janvier 2012, en vue de produire plus d'électricité (via un suiveur photovoltaïque) et d'eau (eau de pluie) que ce qui est consommé : devenir ainsi totalement autarciques sur les plans des consommations en électricité (certes grâce au compteur qui tourne à l’envers), eau et chauffage.

L’électricité produite constitue la quasi-totalité (°) de ce qui est utilisé pour assurer le chauffage & ECS ; pour y arriver, elle alimente une pompe à chaleur géothermique (capteurs horizontaux) de puissance réduite (10,4 KW), en remplacement total de la chaudière au fuel (chauffage & ECS).

(°) Nous récoltons le bois sur place (élagage) pour un appoint en chauffage (insert) le soir en saison froide.

De son côté, la récolte de l'eau de pluie pourvoit à l’intégralité de la consommation d’eau dont, via un osmoseur, la consommation d'eau en bouteille et la récupération des eaux de douche pour alimenter les trois WC). 

Sans doute le premier et le seul bâti ancien (50 ans d’âge) belge à y arriver à ce jour, notre habitat est ainsi devenu à énergie positive (statut effectif Bepos), comme le sont les constructions ultramodernes sur le plan énergétique, mais pour un coût total (achat et transformations) de moins du tiers par rapport à ce qu’aurait atteint une construction neuve aux caractéristiques et performances comparables.

L’isolation thermique a été pourtant volontairement restreinte ; en effet, isoler davantage par les murs n’était pas du tout rentable et, pire, cela ne nous aurait pas permis de devenir autonomes énergétiquement, vu qu’il aurait fallu y sacrifier une part déterminante du budget disponible pour ce faire. Le score relativement bas d’environ 28kWh/m² et par an pour le chauffage a tout de même été atteint, ce qui est assez performant vu que la maison est occupée toute la journée et la nuit (nous travaillons sur place).

C’est un investissement qui s’est avéré raisonné de bout en bout : il s’est amorti financièrement en 6 ans (janvier 2018) sans aucune déduction fiscale, certes avec l’apport des certificats verts. Le budget total consacré pour la transformation énergétique (équipements et isolation) a été de l'ordre de 65.000€, principalement en fonds propres (engrangés grâce à l’abandon de tout luxe, frais de vacances et autres dépenses inutiles depuis plus de 20 ans) et le reste, sous forme de prêt bancaire. Cela nous a permis d’effacer, en quelques années seulement, beaucoup plus que notre propre empreinte écologique (et de continuer à le faire pour effacer celles des autres !).

En revanche et étonnamment, tous les spécialistes consultés officiels ou pas, n'y croyaient pas du tout et nous ont même fortement dissuadés de poursuivre un tel projet !

Par notre réalisation, nous avons d’abord voulu démontrer qu’il est possible de permettre à une habitation ancienne d’atteindre le niveau à énergie positive et entre autres, qu’elle ne nécessite qu’une faible consommation de chauffage, malgré une isolation thermique modérée.

Nous avons aussi réparé nous-mêmes une ancienne serre ; elle complète un petit potager bio en permaculture (via le compostage de déchets). Un arboretum de plus de 120 arbustes à fleurs d’espèces différentes a été crée notamment pour favoriser la pollinisation (de plus en plus problématique). 

Aucun produit non écologique n’est utilisé dans notre propriété et le désherbage est manuel ou thermique.


Apprenant qu’une telle option est devenue plus intéressante notamment sur le plan financier, nous venons d’acquérir (début avril 2018) une voiture électrique d’occasion. Vu les économies en consommation qu’elle a déjà réussi à faire à son premier propriétaire, son empreinte grise était déjà effacée au moment de son acquisition par nous. Elle génère vraiment zéro émission (notamment de CO²), car nous sommes arrivés à l’alimenter exclusivement grâce à notre production photovoltaïque (via le système du compteur qui tourne à l’envers). Soucieux de maintenir le statut d’énergie positive, nous y sommes parvenus rapidement en diminuant encore la consommation domestique, sans nous priver en quoi que ce soit : entre autres, via le recours à la cuisson basse température, à des systèmes originaux inspirés de la marmite norvégienne…

Comme le disait Gandhi, l’exemple n’étant pas le meilleur moyen de convaincre, mais le seul, nous voulons au travers de tout ce que nous avons réalisé et continuerons à réaliser encore, inciter tout citoyen à agir d’une manière urgente, concrète, déterminée et assidue..., en s’inspirant de ce que nous avons entrepris, ne fût-ce que par rapport à la gestion de l’eau, les économies d’énergie, car ce sont les postes les plus accessibles par tout un chacun sur les plans pratique et financier.

Nous voulons aussi inviter les pouvoirs publics à encourager prioritairement, non plus la course au nouveau bâti performant énergétiquement, mais de se fixer principalement et activement sur un objectif bien plus porteur à court terme : l’encouragement à la transformation d’un ancien bâti, de sorte qu’il accède ou tende au moins au statut effectif Bepos, puisque le coût total pourra alors être divisé environ par trois par rapport à celui d’une nouvelle habitation aux performances comparables. A minima, nous les exhortons à promouvoir le nombre le plus élevé possible de nos diverses réalisations énergétiques, en les traduisant dans les prescriptions domestiques et urbanistiques."

Chiffres clés

  • 12.000 kWh produits par an
  • 15.000L d'eau stockée dans une citerne et deux réserves stratégiques de 1000L chacune
  • 65.000€ d'investissement total (fonds propres et prêt bancaire)
  • gain de 30m³ d'eau par habitant et par an via la récupération des eaux de douche
  • économies d’électricité domestique (hors chauffage) de plus de 5 kWh/jour (> 1.825kWh/an)
  • 0 dépenses en consommation d'électricité, de chauffage et d'eau

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Pour favoriser ce genre d'initiatives, des recommandations !

Toutes nos recommandations

Le souhait d'Autarcie:

      •     Pour toute nouvelle habitation, imposer ce qui suit et pour toute autre habitation encourager de tels équipements
            moyennant entre autres, des crédits d'impôts, des primes, des prêts verts... :

                * la récupération de l'eau de pluie pour toute sa consommation de sorte d'arriver à l'autarcie en eau (cf.http://www.retrouversonnord.be/autarcie.htm#EAU)
                * la récupération de l'eau des douches pour alimenter les WC (cf.http://www.retrouversonnord.be/autarcie.htm#wc)
                * la pose d'un système à osmose inverse pour l'eau potable d'une qualité optimale (cf. http://www.retrouversonnord.be/autarcie.htm#osmose)
                    (N.B. évitant ainsi l'utilisation des bouteilles en PVC)

                De plus, il faudrait sceller à vie le maintien du système du compteur qui tourne à l'envers (seule la Wallonie peut encore le faire),
                   car ce sera un encouragement pour le déploiement massif de nouvelles installations photovoltaïques
                   (actuellement, vu cette incertitude par rapport à son  maintien, cela freine énormément de telles initiatives)
                   La suppression du système du compteur qui tourne à l'envers imposerait alors aux prosumers
                    l'utilisation de coûteuses batteries pour pouvoir mieux auto-consommer et de nouvelles empreintes grises !

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